La véritable histoire du Sahaj Marg

mardi 18 septembre 2007

2 SRCM, 1 ISRC, Kasturi, Rao & Co.

(Dernière actualisation le 3 septembre 2009)

SRCM Shahjahanpur

C'est la SRCM créée par Babuji en 1945, la vraie de vraie historique Shri Ram Chandra Mission. En février 1984, le comité de travail reconnaît Umesh Chandra Saxena comme président. Mais S.P. Srivastava est élu à sa place pour éviter la dislocation du mouvement, il va présider le comité de travail jusqu'en 1994, publiant notamment la suite du journal de Babuji.

En 1994, Umesh Chandra Saxena se fait élire à sa place et reprend la tête de la Mission. Il est bientôt en procès avec Chari à cause de la création d'un website intitulé 'sahajmarg.org' que tous deux revendiquent.

Décédé en 2003, son fils et petit-fils de Babuji, Navneet Kumar Saxena lui succède. Il crée son propre website en février 2007, accusant le clan de Chari d'avoir tué son père, etc.


SRCM® et SMSF®


Alors que les cendres de Babuji étaient encore chaudes, Chari aurait fait valoir ses droits, dit-on. Mais la présidence de la SRCM lui échappe, ce qui ne l'empêche pas de faire sécession depuis Chennai et ses bases occidentales.

Il faudra pourtant attendre 1997 pour que soit officiellement créée une nouvelle Shri Ram Chandra Mission en Californie, enregistrée à San Luis Obispo. Ensuite, les choses s'accélèrent : création d'une multitude de "fondations" à travers le monde, les Sahaj Marg Spirituality Foundations.

En parallèle, de nombreuses marques sont déposées : Shri Ram Chandra Mission®, SRCM® et SMSF®, Sahaj Marg®, etc.


Institute of Sri Ramchandra Consciousness

K.C. Narayana, troisième fils du Docteur K.C. Varadachari, né en juin 1939, est le fondateur de l'ISRC à Hyderabad en août 1991.

Auparavant, il avait suivi son père auprès de Babuji dès 1956. Avant sa mort, celui-ci lui a demandé de travailler aux côtés de Chari, ce qu'il fera jusqu'en 1991. Il a même repris la tête du Sahaj Marg Research Institute créé par son père, en 1989. Mais il finit par quitter la SRCM® de Chari, soi-disant parce que ce dernier développe le culte de la personnalité au travers du concept du "Maître vivant", quémandant amour et dévotion (en savoir plus...).


L'ISRC reconnaît que Chari a été nommé président de la SRCM par Babuji, mais non pas "représentant spirituel" et à plus forte raison "maître vivant". Il n'y a qu'un seul et unique maître, Babuji, bien qu'une large place soit aussi attribuée au Docteur K.C. Varadachari.


L'ISRC compterait environ 150 instructeurs, pour la plupart en Inde ou aux USA, 2 d'entre eux résident en France. Plagiant la SRCM®, l'ISRC a créé son Centre de recherches (Imperience) et sa Fondation (Sahaj Seva Samsthan), qui gère un hopital, des écoles et la fabrication de divers produits.



Les descendants de Babuji

D'après le témoignage de Cyrille, aucun des enfants de Babuji n'a assisté aux satsangs de son vivant, et tous les vieux indiens peuvent le confirmer, ce qui surprenait beaucoup les Européens. Les enfants de Babuji ne semblaient pas concernés par les choses spirituelles.

A la mort de leur père les choses ont bien changé, surtout pour Umesh qui est nommé président et successeur spirituel de son père, allant jusqu'à créer et construire une école et un dispensaire dans la cour de l’ashram, et en refusant l’accès à quiconque ne le reconnaissait pas comme tel, y compris à son propre frère Sarvesh. Cyrille a été lui-même refoulé en 2005 par Navneet, alors qu'il était avec une abhyasi indienne amie d’enfance des fils et filles de Babuji, et malgré une lettre d’introduction d’un très très vieux précepteur bien connu de son propre père.

Aujourd'hui, des enfants de Babuji, Il ne reste plus que Sarvesh, le plus jeune, qui vit à Shahjahanpur. Il a plus ou moins rejoint Chari qui l’a fait précepteur avec sa femme, malgré sa prise de position contre lui au début. Il autorise tous les abhyasis qui viennent au nom de son père à venir à Shahjahanpur. Quiconque veut accéder à la maison de Babuji, sa chambre, ou à l’ashram peut venir sans faire acte d’obédience à qui ou à quoi que ce soit (aux dernières nouvelles). L’épouse de Prakash, quant à elle, vit à Lucknow et va régulièrement aux satsangs chez Kasturi.

La diaspora des full précepteurs

Après la mort de Babuji, les précepteurs ont reçu un courrier leur demandant de "prêter allégeance" à Chari. Ceux qui ne le faisaient pas ont été destitué de leur rôle de précepteur, si tant est qu'on puisse être destitué d'une telle tâche, par courrier qui plus est.

De nombreux groupes d'abhyasis ont poursuivi leur pratique en continuant à se référer à Babuji, le seul Maître qu'ils aient jamais reconnu. La plupart des full précepteurs étaient dans cette situation : Ragavendra Rao à Raïchur (Karnataka), une des personnalités phares de tous ceux qui en Inde et en Europe sont restés fidèles à Babuji et à lui seul, mais aussi Narayan Rao et Shyam Rao à Gulbarga (Karnataka), Ramachandra Reddy à Cuddapah (AP), Vital Rao à Bangalore (Karnataka) ou le Docteur Srivastava (UP), etc.

Les grand centres indiens comme Hyderabad, Bangalore ou Lucknow sont restés fidèles à Babuji, en totale indépendance de Chari et de son mouvement. Mais pas seulement l'Inde, comme nous l'apprend Cyrille. Ce fut aussi le cas, et ça l'est encore aujourd'hui, de la Suisse, de l'Espagne (un groupe fidèle de Barcelone) ou de la France (Lyon a un groupe important et des précepteurs, Tours, les Alpes Maritimes avec des anciens et des nouveaux, Paris, le Sud ouest, …). André Poray, full précepteur de Sanary nommé par Babuji, en a été l'un des chefs de file.

Sister Kastury de Lucknow s’est aussi retirée depuis belle lurette de la SRCM de Chari, dans un discours public qui lui a valu bien des ennuis. Le petit fils de Lalaji a lui aussi pris ses distances avec Chari, même si ce dernier les conserve sur ses listes de précepteurs en raison de leur notoriété.

Sans structure formelle, ces groupes d'abhyasis fidèles à Babuji et/ou Lalaji se réunissent régulièrement (tous les ans à Sanary pour la France et l'Espagne par exemple). Les vieux full précepteurs, leaders spirituels naturels, parcourent l'Inde et rassemblent autour d'eux une foule d'abhyasis de tous les pays. Une collégiale plus ou moins informelle organise les célébrations.

Ragavendra Rao, Ramachandra Reddy et André Poray sont maintenant décédés. Le Dr Shiam Rao a pris un peu de recul et le Dr Srivastava a pris une voie légèrement à part en voulant mixer science et spiritualité. Mais tous les autres continuent, même si seuls Sister Kasturi et le Dr Srivastava ont nommé des précepteurs après Babuji…

L’ashram de Raïchur a été le dernier lieu investi par les gens de Chari et cela avec armes et complicité de la police, peu après la mort de Ragavendra Rao.

A Cuddapah (Andrah Pradesh), les seniors précepteurs ont créé la Shri Ram Chandraji Maharaj Seva Trust, une structure au nom distinct pour éviter les querelles de légalité. André Poray avait créé une association loi 1901 dénommée La voie de la réalité. Ces entités ne semblent pas avoir eu d'auutre but que de faciliter des locations de salle, etc.

- Kum. Kasturi Chaturvedi

Elle rejoint Babuji dès 1949. A sa mort, elle semble avoir refusé de reconnaître Umesh Chandra Saxena comme successeur. Il n'est pas sûr qu'elle ait pris le parti de Chari pour autant. Elle semble avoir transmis les enseignements de Babuji en toute indépendance, depuis Lucknow (Uttar Pradesh). Elle fait pourtant partie de la liste des précepteurs de Chari en 2007, alors qu'elle aurait prononcé un violent réquisitoire contre lui...

- Raghavendra Rao

Raghavendra Rao, full précepteur de Babuji, était basé à Raichur, dans le sud de l'Inde. Il est resté lui aussi très indépendant des 2 prétendants (Chari et Umesh), ce qui ne l'a pas empêché de faire partie du comité de travail de la SRCM de Shahjahanpur, du temps de S.P. Srivastava. Après son décès en 2006, le clan de Chari aurait investi son ashram.

Suresh Kumar Makam, l'un de ses disciples, a lui aussi créé un blog pour répandre ses idées (en savoir plus...).



- S.P. Srivastava

S.P. Srivastava a présidé le comité de travail de la SRCM Shahjahanpur pendant 10 ans (1984-94). C'est un professeur de philosophie aujourd'hui retraité. Il a enseigné la science yogique à l'Université de Lakhimpur (Uttar Pradesh, Inde). Il voulait abolir la frontière entre les sciences dites dures, le yoga et la spiritualité.

Il a d'ailleurs récemment créé une association belge sur ce thème. La Shri Ram Chandra Memorial International Society Promoting Spirituality As A Science (INSPSAAS), domiciliée en Belgique à la Louvière, rue des Forgerons 6, a effectué une demande de statuts d'ASBL (association sans but lucratif) en mai 2007. Cette association compterait de nombreux indiens dont S.P. Srivastava, une comptable d'Amsterdam et une psychologue. Mais pour quoi faire une telle association internationale domiciliée en Belgique ?

Les autres full précepteurs lui reprochent aujourd'hui de trop lier science et spiritualité...

Son adresse d'après Bernard Auriol : Dr S.P. Srivastava, Kanupriya, Shri Ramchandra puram, Kashinagar-Kheri 262 701 – India - telephone (05872) 52082 (within india) and 0091587252082 (from abroad).